Ministère de l’Eau et de l’Energie

Sceau de Republique Gabonaise

COMMUNICATION de Monsieur le Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques devant l’Assemblée Nationale le 10 juin 2014

COMMUNICATION

 

Devant l’Assemblée Nationale de Monsieur le Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques

 

(Libreville, le 10 juin 2014)

 

 

Objet :   Questions orales avec débat sur « la pénurie d’eau et d’électricité sur l’ensemble du Territoire national »

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Il m’est agréable, en ma qualité de Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques, de me retrouver  devant vous ce jour pour répondre à l’invitation qu’a bien voulu me faire parvenir Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, conformément aux dispositions des articles 61 de la Constitution et 111 du Règlement Intérieur de votre Auguste Institution suite à la question que m’a adressée l’Honorable Député Charlotte NKERO MOUGNOKO au sujet de la problématique de “La pénurie d’eau potable et d’électricité sur l’ensemble du territoire national”.

Qu’il me soit permis de rappeler que la mission du Département Ministériel dont j’ai la charge est de bien assurer l’accès aux services publics d’eau potable et d’énergie électrique à l’ensemble de la population, conformément au décret N°136/PR/MERH du 07 mai 2010.

Pour mener à bien cette mission d’intérêt général, les Services Techniques de mon  Ministère sont chargés de définir la politique et la stratégie du secteur, tandis que les Organismes et Sociétés sous Tutelle, dont la Société de Patrimoine du Service Public de l’Eau Potable et de l’Energie Electrique (SP), le Conseil National de l’Eau et de l’Elecricité (CNEE), l’Agence de Régulation du Secteur de l’Eau et de l’Ectricité (ARSEE), la Société de Production et de Transport de l’Energie du GABON (SPTEG), la Société d’Electricité, de Téléphone et d’Eau du GABON (SETEG), sont chargés chacun en ce qui le concerne de la mise en oeuvre de cette politique.

Concernant particulièrement la Société d’Energie et d’Eau du GABON (SEEG), Il convient de rappelerque la gestion du service public a été concédée à cette filiale du groupe VEOLIA sous la forme d’une Convention de Concession signée le 13 juin 1997 avec la République Gabonaise.

Cette privatisation avait pour objectif de faire assurer entièrement par cette entité privée les investissements de développement, d’entretien et de renouvellement des installations électriques et hydrauliques afin de fournir une couverture adéquate et perenne desdites installations et de répondre à la demande des opérateurs économiques nationaux.

Conformément à l’article 5 de la Convention de concession, les services concédés sont définis sous deux (02) formes:

ü  Les Services concédés à titre exclusif:

-            la Production, le Transport et la Distribution d’eau potable;

-            le Transport et la Distribution d’électicité;

 

ü  Les Services concédés à titre non exclusif:

-     la Production d’énergie électrique.

 

Monsieur le Président, Honorables Députés ,

La situation du service public national de l’eau et de l’électricité se dégrade depuis plus de 10 ans. Aujourd’hui, dans le périmètre concédé, les principaux constats sur cette dégradation, confirmés par l’audit commandé par l’Etat en 2010, sont les suivants :

  • L’augmentation du nombre et de la durée des coupures d’eau et d’électricité;
  • L’absence de fourniture d’eau et d’électricité dans de nombreuses zones de la capitale et de l’intérieur du pays;
  • La faible pression d’eau et les baisses de tension électrique récurrentes;
  • L’augmentation constante des pertes sur les réseaux, qui atteignent des niveaux anormalement élévés de 30% en eau et 20% en électricité; 
  • Le faible niveau d’entretien et de renouvellement des équipements.

Cette situation m’a d’ailleurs été confirmé par les visites d’inspection des sites de production, de transport et de distribution d’énergie électrique et d’eau potable de la province de l’Estuaire que j’ai entreprises les semaines écoulées. Le constat sur le terrain est, en effet, particulièrement préoccupant:

                            i.      Les équipements et les ouvrages sont saturés, aussi bien dans les domaines de la production, que du transport et de la distribution;

                          ii.      Les équipements sont obsolètes et faiblement renouvelés ;

                        iii.      Plusieurs équipements sont indisponibles, notamment au niveau de la centrale thermique d’Owendo et de la centrale hydroélectrique de Tchimbélé.

Au regard de ce qui précède, est-il besoin de rappeler que la mise en concession du service public avait pourtant pour vocation:

        i.       D’obtenir des tarifs les plus bas possibles de l’eau potable et de l’énergie électrique;

      ii.       De parvenir à l’autofinancement et à l’équilibre financier des services concédés, dans le respect des tarifs et d’une juste rémunération du Concessionnaire;

    iii.       De parvenir à l’augmentation progressive du taux de desserte des usagers en eau potable et en énergie électrique sur l’ensemble du périmètre de la concession;

    iv.       D’accroitre la qualité technique des services concédés et leur bonne gestion administrative et commerciale;

      v.       D’accroitre la qualité technique et le maintien en bon état des équipements et ouvrages affectés aux services concédés;

    vi.       D’accroitre la gestion harmonieuse des ressources humaines dans le secteur de l’eau potable et de l’électricité.

 

Monsieur le Président, Honorables Députés ,

Le Ministère de l’Energie et des Ressources Hydrauliques a entrepris à cet égard des actions à court terme et à moyen-long termes.

A court terme, face à l’incapacité de la SEEG à investir dans le développement, l’entretien et le renouvellement des ouvrages en eau potable et en électricité, l’Etat s’est engagé  de reprendre à sa charge les investissements de développement dans le domaine concédé et exiger au concessionnaire la rétrocession d’une partie de son chiffre d’affaires. A trois ans du terme de la concession, cette orientation, qui fera l’objet d’un 6e Avenant à la Convention de concession, vise à financer efficacement les investissements dans le secteur et améliorer en quantité et en qualité le service public d’eau et d’électricité.

En matière d’eau potable, l’estimation des besoins à Libreville est de l’ordre de 220.000 m3/jour, alors que la production du concessionnaire n’est que de 170.000 m3/jour. Cette estimation ne tient pas compte des besoins de la Zone Economique Spéciale de Nkok et des nouveaux lotissements en construction à Libreville et ses environs.

Satisfaire durablement la demande nécessite:

ü  La mobilisation des eaux brutes de Komo par la pose d’une conduite DN 1200 cm entre Kango et Ntoum sur un linéaire de 56 km ;

ü  La construction d’une usine de production d’eau potable d’une capacité de traitement de 140.000 m3/jour (Usine Ntoum7);

ü  La pose d’une conduite de transport supplémentaire DN 1200 cm entre Ntoum et Libreville;

ü  La construction d’un réservoir de stockage d’une capacité de 10.000 m3 à la Cité de la Caisse ;

ü  La pose de conduites de transfert DN 1000 cm et DN 800 cm entre les réservoirs du PK6 et de la cité de la Caisse et ceux de la Zone Nord (Commune d’Akanda).

 

Sur la totalité de ces ouvrages, seuls restent à réaliser la conduite de mobilisation des eaux brutes de Komo à Kango et l’achèvement des travaux de l’usine Ntoum 7.

L’ensemble de ces travaux pour la ville de Libreville devrait ramener la production à 310.000 m3/jour. Cet apport couvrira les besoins de Libreville et ses environs jusqu’à l’orée 2025.

Toutefois, compte tenu de la situation de pénurie actuelle que vivent nos concitoyens, le Département Ministériel dont j’ai la charge a entrepris en relation avec le concessionnaire SEEG, de développer un programme d’urgence dont l’objectif est d’apporter d’ici le mois de septembre 2014, un supplément de 25.000 m3 d’eau/jour vers Libreville. Cet apport supplémentaire d’eau potable devrait améliorer sensiblement la fourniture d’eau dans les zones à forte contrainte hydrique que sont le nord de Libreville et Owendo.

Ce plan d’urgence, qui a déjà démarré par un apport de 9.000 m3/jour depuis fin mai 2014 dans la zone d’Owendo, sera complété dans un second temps par un apport supplémentaire de 40.000 m3/jour grâce à la mobilisation des eaux de la carrière de CIM Gabon et des forages dans la zone de Meba dans la localité de Ntoum.

Nous serons en mesure de rétablir une situation acceptable de fourniture d’eau potable courant 2015 avec la finalisation des investissements structurants, dont l’usine Ntoum 7 déjà en chantier et la mobilisation à venir des eaux brutes du Komo à Kango.

Dans le cadre de l’alimentation de la capitale économique, Port-Gentil, où les besoins sont estimés à 30.000 m3/jour pour une production de 20.000 m3/jour, la SEEG, sur recomandation du Ministère, a mis en place un plan d’urgence pour améliorer l’alimentation de la zone sud de Port-Gentil (Ntchengué) par l’optimisation de l’usine de traitement d’eau potable.

Ainsi, pour prendre en compte la demande domestique et industrielle (Zone Economique Spéciale de l’Ile Mandji) et régler les problèmes des remontées salines, l’Etat a t-il réalisé une étude d’Avant Projet Sommaire (APS) qui reste à affiner en  Avant Projet Détaillé (APD) pour lancer les travaux dont le financement sera assuré par le mécanisme de Provision pour les Investissements Diversifiés (PID) et de Provision pour les Investissements dans les Hydrocarbures (PIH) Total Gabon.

Pour les autres grandes villes du Gabon, le Département Ministériel dont j’ai la charge a entrepris de réaliser des schémas directeurs d’alimentation en eau potable. Ceci permettra de préciser les efforts financiers à faire pour amener les réseaux à l’équilibre et sécuriser ladite alimentation.

 

En matière d’énergie électrique, qu’il me soit permis de m’arrêter dans un premier temps sur la situation de Libreville. Cette agglomération urbaine est alimentée par des moyens de production hydrauliques et thermiques.

La production hydraulique est assurée par les centrales de Tchimbélé et de Kinguélé qui apportent à Libreville, une puissance installée de l’ordre de 100 MW.

La production thermique est quant à elle assurée par les centrales d’Owendo pour une puissance installée de 130 MW. Cette dernière a été complétée, grâce aux efforts de l’Etat, par la centrale d’Alenakiri,  matérialisation de la politique active de Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat et qui assure à la ville de Libreville, une puissance supplémentaire de 70 MW.

La mise en service progressive de la centrale d’Alenakiri aurait dû résorber la demande croissante d’énergie observée à Libreville et ses environs. Malheureusement, une conjugaison de facteurs à la fois conjoncturels et structurels nous amène à faire face à des situations d’exploitation difficiles qui se traduisent par des délestages plus ou moins importants sur Libreville.

Au plan conjoncturel, les perturbations pluviométriques observées ces dernières années ont eu un impact sur le niveau de la retenue d’eau de la centrale de Tchimbélé, puisque la côte d’alerte de cette retenue avait été atteinte dès le mois de février 2014. Face à cela, le Département Ministériel dont j’ai la charge a amené le Concessionnaire à mettre en place un plan de crise devant permettre de ramener la retenue d’eau de Tchimbélé à un niveau normal jusqu’à la fin de la saison des pluies; Ce qui correspondait à rendre partiellement indisponible cette centrale. L’objectif de cette précaution, était d’éviter une indisponibilité totale de la centrale de Tchimbélé d’ici le mois de septembre 2014, période au cours de laquelle les apports en eau sont en baisse alors que la demande continue de s’accroitre. Cette situation, si on n’y prenait garde, aurait pu occasionner des délestages d’une plus grande ampleur avec des conséquences dommageables sur les plans économique, social et même sécuritaire.

L’indisponibilité partielle de la centrale de Tchimbélé a été couplée dans le même temps à une perte des moyens de production thermique au niveau de la centrale d’Owendo, à hauteur de 40 MW. A ce jour, seuls 20 MW à ladite centrale thermique sont revenus en production et des instructions fermes ont été données au Concessionnaire pour rendre immédiatement disponible les autres 20 MW en engageant les travaux de réparations nécessaires.

Cependant, le Département Ministériel dont j’ai la charge demeure vigilant, conscient de ce qu’aux facteurs précédemment évoqués, se combinent des facteurs structurels dus à la vétusté du réseau de production, de transport et de distribution et à une croissance relativement forte de la demande domestique et industrielle. Une Cellule de veille a d’ailleurs été mise en place au sein du Ministère, pour suivre au quotidien l’évolution du service public, identifier les risques d’exploitation, amener le concessionnaire à prendre des mesures correctrices le cas échéant, et réfléchir sur les moyens durables de rétablir la qualité du service public sur Libreville et ses environs ainsi qu’à l’intérieur du pays.

 

 

Monsieur le Président, Honorables Députés ,

Pour améliorer cette qualité du service public et soutenir le développement industriel, le Ministère s’emploie à mettre en œuvre des actions à moyen et long termes.

A moyen et long termes en effet, au regard de la croissance urbaine dans la zone nord de Libreville, il est prévu dans les prochains mois, la mise en service de la ligne aérienne haute tension de 90kV Ambowé-Angondgé, du poste 90kV/20kV d’Angondjé et des six (6) départs moyenne tension de la Commune d’Akanda.

Dans la même foulée, la mise en service formelle et officielle de la centrale hydroélectrique de Grand Poubara 1 est prévue après la période actuelle des essais, matérialisée par l’alimentation du Complexe Minier de Moanda et du réseau électrique de service public des provinces du Haut-Ogooué et de l’Ogooué-Lolo.

Dans la province du Woleu-Ntem, les  travaux du Réseau Interconnecté (RIC) phase 1 sont terminés depuis 2013. Compte tenu du retard pris dans la réalisation de la centrale hydroélectrique de Fe II, une solution alternative de renforcement de la centrale thermique d’Oyem est en cours de mise en œuvre par la Société de Patrimoine, pour alimenter le réseau situé sur l’axe Oyem-Mitzic dans un premier temps et l’axe Oyem-Assok-Medzeng dans un second temps.

A Port-Gentil, les travaux de la centrale thermique au gaz qui doivent apporter une capacité supplémentaire de 52,5 MW sont terminés. Le Ministère en charge de l’Energie vient de lancer les travaux de construction des lignes de transport d’électricité haute tension de la centrale et de raccordement au réseau public.

Dans certaines localité de l’intérieur du pays, des microcentrales hydroélectriques sont en cours de construction, notamment  à Iboundji et à Malinga.

La situation dans les autres localités n’est pas significativement différente. C’est pourquoi, en droite ligne avec le Plan Sectoriel Electricité, nous nous attelons à améliorer l’offre d’énergie électrique ainsi que et les  services qui l’accompagnent.

A cet effet, plusieurs projets sont programmés, notamment :

        i.            L’aménagement hydroélectrique de FE II : 36 MW;

      ii.            L’aménagement hydroélectrique de l’Impératrice : 84 MW ;

    iii.            L’aménagement hydroélectrique de Ngoulmendjim : 115 MW ;

    iv.            La centrale au gaz d’Alenakiri phase 3 : 140 MW ;

      v.            La centrale au gaz de Port-Gentil phase 2 : 52,5 MW ;

    vi.            L’aménagement hydroélectrique de Grand Poubara phase 2 : 120 MW ;

  vii.            L’aménagement hydroélectrique de Dibwangui-Mandji : 10 MW ;

  1. Le réseau interconnecté du Woleu-Ntem phase 2 ;

    ix.            La ligne 225 kV associée au projet de l’Impératrice (Fougamou-Ntoum 2) ;

      x.            Les interconnexions inter Etats dans le cadre de l’électrification transfrontalière ;

    xi.            Les lignes haute tension associées au projet de FE II (Mitzic- Ekouk) ;

  xii.            La sécurisation du réseau de transport d’énergie électrique de Libreville et ses environs qui permettra d’alimenter de manière durable la zone nord et fiabiliser les réseaux existants.

 

Toutefois, ces efforts pour augmenter l’offre d’énergie électrique et d’eau potable peuvent être vains si nous n’améliorons pas le cadre de gouvernance du secteur. C’est pourquoi, à 3 ans du terme de la Convention de Concession avec la SEEG, le Ministère dont j’ai la charge procède actuellement à :

                    i.            l’élaboration d’une feuille de route devant nous permettre de garantir au mieux les intérêts de l’Etat lors de la rédition des comptes qui interviendra en 2017;

                  ii.            la definition des nouveaux modes de gestion du secteur et sélectionner les éventuels partenaires en tenant compte du retour d’expérience.

 

Monsieur le Président, Honorables Députés ,

Le domaine rural, qui incombe à titre principal à l’Etat, tant pour les investissements que pour l’exploitation et la pérénnisation des équipements, n’est pas en reste.

A ce jour, les services techniques du Ministère de l’Energie et des Ressources Hydrauliques ont identifié un total de 2.541 localités rurales, dont 25 districts, 500 grands villages de plus de 300 habitants et 2.017 villages plus modestes.

En 2010, sur cet ensemble, un total de 1.200 villages étaient équipés de points d’eau modernes à motricité humaine répartis sur l’ensemble du territoire national, et 2 districts comportaient des mini-réseaux d’adduction en eau potable (AEP).[o1] 

En ce qui concerne l’électrification rurale, 954 kits solaires ont été installés dans 81 villages répartis sur le territoire national en plus de tous les villages situés le long des lignes électriques de la boucle Haut Ogooué-Ogooué-lolo ainsi que sur l’axe Franceville Boumango.

Malgré ces investissements, d’importants efforts doivent être consentis pour permettre l’accès des populations rurales aux services d’eau potable et d’électricité. C’est dans ce cadre que le Gouvernement a initié un Programme triennal d’électrification et d’hydraulique rurale sur la période 2013-2015.

L’objectif étant d’apporter aux populations rurales, concomitament l’énergie électrique et l’eau potable. Il s’agit de permettre à chaque localité ayant bénéficié d’une alimentation en eau potable de disposer systématiquement de service d’électrification pour compléter l’offre et inversement.

La liste des travaux retenus dans le cadre de ce programme est:

                                         i.            L’installation de 18 adductions d’eau potable (AEP) équipées de stations de potabilisation, dont 14 en 2013 ;

                                       ii.            La réalisation de 200 forages, dont 75 en 2013 ;

                                     iii.            La réhabilitation de 400 forages, dont 100 en 2013 ;

                                     iv.            La construction de 20 mini réseaux d’eau potable dans les villages de plus de 300 habitants, dont 5 en 2013 ;

                                       v.            L’installation de 8 centrales thermiques dans huit districts (en 2013) ;

                                     vi.            La densification de  réseaux de distribution d’électricité dans huit districts (en 2013) ;

                                   vii.            L’implantation de 100 systèmes photovoltaïques, dont 24 en 2013 ;

                                   viii.            Le renforcement [o2]  de la centrale thermique d’Oyem (en 2013).

 

La première partie de ce programme porte sur :

ü  La construction de 14 mini-réseaux d’AEP dans les localités de Makongonio, Louango, Okoloville, Popa, Bikondom, Guiétsou, Mabanda, Malounga, Achouka, Nzomoé, Cap Estérias, Matsatsa, Ndangui, Bakwaka;

ü  La construction de 100 points d’eau modernes à motricité humaine respectivement dans les provinces du Haut-Ogooué, de la Ngounié, de la Nyanga, de l’Ogooué Lolo et de l’Ogooué Ivindo;

ü  La réhabilitation de 100 points d’eau modernes existants dans les provinces du Haut-Ogooué, du Moyen-Ogooué, de l’Ogooué Lolo, de l’Ogoué Ivindo, de la Ngounié et du Woleu-Ntem;

ü  L’nstallation de huit centrales thermiques dans les Districts suivants: Ndangui, Aboumi, Guiétsou, Moulengui-Bindza, Mabanda, Mourindi et Popa;

ü  La densification de réseaux de distribution dans neuf districts : Mimongo, Makongonio, Popa Moulengui-Bindza, Mabanda, Mourindi, Guiétsou et Malinga ;

ü  L’implantation de vingt-quatre systèmes solaires photovoltaïques en milieu rural dans les départements suivants : Bendje, Ogoulou, Ogooué et Lacs, Haut-Ntem, Etimboué, Bendjé, Lolo-Bouenguidi, Basse-Banio ;

 

À ce jour, les travaux suivants sont en cours de réalisation ou achevés :

ü  2 mini-réseaux en cours d’achèvement dans le district d’Achouka (Moyen-Ogooué) et au village d’Okoloville (Haut-Ogooué);

ü  50 points d’eau modernes réalisés et opérationnels dans les provinces du Haut-Ogooué (09), de la Ngounié (14), de la Nyanga (07), de l’Ogooué-Ivindo (11) et de l’Ogooué-Lolo (09);

ü  100 points d’eau modernes réahabilités et opérationnels dans les provinces du Haut-Ogooué (13), du Moyen-Ogooué (15), de la Ngounié (16), de la Nyanga (15), de l’Ogooué-Ivindo (20), de l’Ogooué-Lolo (11) et du Woleu-Ntem (10).

 

Ce programme va être appuyé par la Banque Mondiale qui prévoit d’octroyer à la République Gabonaise un prêt de 30 milliards de francs CFA.

Ce projet dénomé “Accès aux service de base en milieu rural” permettra non seulement l’équipement de plus de 200 villages supplémentaires en unités modernes d’eau potable et d’électricité et la réhabilitation des systèmes des villages déjà équipés, mais surtout la mise en place de mécanismes de pérennisation des ouvrages, compte tenu des problèmes de gestion et de maintenance en milieu rural.

 

Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale, Honorables Députés, Mesdames et Messieurs,

Tels sont, les éléments qu’il m’a paru nécessaire de porter à votre attention suite à l’interpellation que vous avez bien voulu m’adresser sur la problématique de la pénurie de l’eau potable et de l’énergie électrique sur l’ensemble du territoire national.

Je reste à votre disposition pour d’éventuels compléments de réponse.

Je vous remercie.

 

 

Fait à Libreville, le 06 juin 2014

 

Le Ministre de l’Energie et des Ressources Hydrauliques

 

 

 

Désiré GUEDON

 [o1]Lekori n’a jamais été receptionné du fait du manque de lma statio de traitement d’eau chargé en manganèse)

 [o2]Rajout d’un groupe electrogène de 2.5 KVA

Publié le : 04 / 12 / 2014


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